Mon affaire avec l'association des Bouquinistes de Bretagne Sud

Après avoir participé à plusieurs marchés pendant l'été 2010 à Vannes, saint Goustant, le Croesty

je me suis vu déclaré personna non grata après l'assemblée de l'association en octobre 2010 à Saint Goustant.

Voici les courriers échangés :

 

A L’Association des Bouquinistes de Bretagne Sud

Mr Michel Magne, 3 rue du souvenir 56700 Kervignac

 

Mr le président,

 

 

 

    Mme Caroline Velk me dit  (par téléphone le 8 mars 2011) qu’à  l’assemblée générale d’octobre 2010 de l’association des Bouquinistes de Bretagne  Sud, où j’étais invité en tant que membre adhérent, mon comportement a été tel que vous avez décidé de m’exclure de toutes participations aux activités de l’association.

 

Les quatre raisons qui m’ont été données sont :

-que j’étais « facho » ;

     Pour quelqu’un qui a fait une dizaine d’élections avec ou subventionnées par l’ex-LCR, cela m’étonne un peu.

- que je « n’y connaissais rien aux livres ».

     Je vous invite à voir sur mon site susnommé une bibliographie LGBT qui a été unanimement saluée dans son temps, même si elle date de plus de 10 ans.

- que j’ « avais l’alcool mauvais »

     Cette soirée c’est pour moi très bien passée, plutôt gaiement, elle a continué de plus dans d’autres bars de la ville, bien plus tard et sans problème. Je ne pense pas que la personne qui me le reproche ait ce jour là moins bu que moi, et je me permets de souligner que vous ne m’avez certainement jamais vu boire sur un marché ! (moi !)

- que « ma marchandise était juste bonne pour les marchés alimentaires. »

     Pour moi qui suis co-fondateur et animateur du marché aux livres quotidien de la ville de Rennes depuis 2003, bouquiniste depuis cette date, en vivant très raisonnablement et respecté de mes collègues, je laisse cette remarque à l’appréciation de ceux qui voient mon stand, ou alors il fallait me le dire lors de mes déballages….

 

Je reconnais que je suis allé à cette assemblée d’une façon légère : celle-ci se déroulant dans un restaurant et aucun vote de toute façon n’étant annoncé ; de plus, c’est votre association et je n’ai rien à en dire.  J’ai peut-être exagéré sur deux points :

1/Vous nous avez demandé un tour de table, je me suis permis de donner mon point de vue sur  le métier du livre et ses marchés tels que nous les pensons à Rennes  (plus il y a d’exposants, plus les gens reviennent et achètent des livres). Je sais que le votre est différent (le nombre d’acheteurs est limité et il faut donc réduire le nombre d’exposants). La vérité doit être entre les deux, mais s’il fallait se taire, il ne fallait pas me demander mon avis.

2/ J’ai sans doute été ironique quand la comptabilité était présentée en catimini à quelqu’ une uniquement. Mon long passé de militant associatif où je n’ai quasiment occupé au niveau national ou local que des postes de trésorier me titille parfois quand on passe ces formalités au secret… mais je n’ai rien à vous reprocher, même si j’aimerais quand même avoir un jour les reçus pour les marchés à 35 euros la place que j’ai faits l’été 2010…

 

      J’ai sincèrement un doute sur le réel motif de cette exclusion et je me demande si sa raison profonde n’est pas à chercher dans une hystérie homophobe. Ma longue expérience des discriminations pour ce sujet (une vie maintenant, 51 ans !) me le laisse penser.

 

J’espère me tromper, et afin que j’arrête là mes démarches de protestations, je vous demande de me préciser par écrit au plus vite les réelles raisons qui vous ont fait prendre cette décision.

 

 

  En attendant de vous lire, Veuillez agréer, cher confrère et président, mes salutations distinguées ;Rennes le 5 avril 2011

 

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A Cette première lettre  (renvoyée deux fois en recommandé avec accusé de réception car la première adresse indiquée était fausse) je n'ai reçu qu'une réponse très vague m'indiquant qu'il n'y a plus de places :

 

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Association des Bouquinistes de Bretagne Sud

Mr Michel Magne, 3 rue du souvenir 56700 Kervignac

 

 

Cher collègue

 

Jean Eric vient de me faire parvenir copie d'une lettre que j'aurais du recevoir. J'y réponds donc.

Nous avons choisi de gérer ces marchés en association afin d'éviter une logique marchande dans la gestion des évènements. Le respect du public ainsi que des collègues est pour nous très important.

nous limitons volontairement le nombre d'exposants afin que tout le monde puisse travailler.
A ce jour et à ma connaissance nous sommes complets en abonnés sur les trois marchés.
reste bien entendu, des places pour les exposants occasionnels.
Si tu souhaites exposer il faut que tu téléphones à Caroline West ou à Jean Eric quelques jours avant afin de connaitre la disponibilité.

J'aimerais apporter néanmoins quelques précisions.

1/ Les décisions sont prises collectivement par le Bureau. Décisions que nous n'avons pas à justifier en quoi que ce soit. le règlement ainsi que le bilan sont à la disposition des adhérents.

2/ Comme déjà dit, pour moi le respect des collègues est important, c'est pour cela que chaque stand ne doit en aucune manière gêner celui des collègues ou l'image du marché.

3: nous essayons dans la mesure du possible, d'offrir un choix d'exposants variés en évitant le surnombre. pour cela nous pouvons être amener à favoriser un type de marchandise par rapport à un autre.
4/ les véhicules n'ont pas vocation à rester trop longtemps sur le marché.

Voila comment nous fonctionnons et nous mettons tout en oeuvre pour que cela perdure.
A bientôt peut-être en terre morbihanaise.

Sentiments les meilleurs.

M Magne, président de l'ABBS

 

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Dans cette lettre polie, qui n'apporte aucune réponse précise à ma première lettre, le président -sans doute gêné- laisse entendre que je dérange mes voisins, ou laisse ma voiture, ou ne vend pas de livres, ce qui est évidemment faux. Devant le blocage absolue de Mme Velk, je suis passé à l'interpellation des autorités municipales concernées.

 

 

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Rennes le 25 Mai 2011

 

Monsieur le Maire

 

    Permettez-moi par cette présente d’être aussi un peu à la mode et de « M’Indignez » de la façon dont j’ai été considéré par l’organisation du marché aux livres qui se tient au port de votre Ville.

    Ayant des attaches familiales à Vannes, (ma mère à K. et ma sœur rue du R.) j’ai participé plusieurs fois l’année dernière à cette manifestation. Co-fondateur moi-même du marché aux livres de Rennes qui au quotidien réunit depuis huit ans une vingtaine de participants, j’ai apprécié que ma ville natale se dote de ce produit culturel qui plaît à tous.

Je n’ai pas l’habitude de mal me conduire en public et je pense que Mr Didier le Bougeant  conseiller général chargé de la culture dans le département d’Ille et Vilaine et élu de Rennes ainsi que Mr   Honoré Puil  élu rennais chargé du commerce peuvent répondre de ma personnalité.

Aussi ai-je été  surpris de me voir exclu de ce marché après l’assemblée générale de l’Association des Bouquinistes de Bretagne sud, tenue en octobre à Saint Goustan, car mon attitude aurait déplu ! Alors que nous avons juste discuté - sans vote - de la nature d’un marché aux livres dans nos villes respectives. Nous avons fait à Rennes un marché ouvert à tout bouquiniste dans la liberté du commerce et le souci de la concurrence, ce qui améliore la qualité et le prix de l’offre proposée ! C’est notre position, je pensais pouvoir la partager dans le cadre de cette AG.

J’ai demandé par lettre recommandée au président de l’association une explication de ce refus (ci-jointe ma lettre), mais je n’ai eu qu’une réponse évasive comme quoi il n’y avait plus de places (ce qui est faux car lors du week-end du 7 au 8 mai dernier à Nantes, il cherchait des participants). 

Voici pourquoi, Monsieur le Maire, aujourd’hui « je m’indigne » car je trouve que cette « féodalisation » de l’espace publique à une « hystérie personnelle » peu dans le caractère de vos propos habituels et de l’image de la ville.

Je serais sans doute le seul à m’indigner : je suis peut-être par ma position un peu plus privilégié pour ne pas avoir absolument besoin de déballer sur vos marchés, mais je tenais à le faire et je vous remercie du temps que vous avez pris à la lecture de ma lettre. 

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes salutations distinguées.

Voilà voilà... Des fois, il faut s'indigner !